
Collectif Occasionnel. Peux-tu te présenter ?
Eva-Luna. Je m’appelle Eva-Luna. Aà la base, je suis photographe et
sexologue. J’ai fait des études de photographie au CEPV 47, à Vevey.
Et puis, je me suis lancée dans un projet photo avec des travailleuses
du sexe dans les rues à Madrid. J’ai ensuite eu la chance d’auto-éditer
mon premier livre qui s’appelle Le Salon J’adore, en 2012. Ensuite,
j’ai beaucoup collaboré avec l’association Hetaira, qui est un peu
l’ équivalent d’Aspasie à Madrid. J’ai donne des cours de français laà-
bas pendant quelque temps. C’est cette association qui a contacté
Aspasie, vu que j’habitais à Genève, en leur disant que je pouvais
continuer à offrir de mon temps à des associations qui soutiennent les
TdS, parce que pour moi, c’était essentiel. J’ai donc contacté Aspasie,
ou à j’ai d’abord rencontré Marianne Schweizer, qui m’a mise très vite
en lien avec Angelina, qui était alors en pleine création du premier
syndicat, le STTS, Syndicat des Travailleuses et Travailleurs du Sexe, aà
Genève.
J’ai vraiment eu un coup de cœur avec Angelina, qui faisait selon moi
un travail de rue incroyable. Dans ce syndicat, il ne pouvait y avoir que
des TdS. Puis une nouvelle clause a été ajouté au syndicat pour que je
puisse y faire le secrétariat. Ce syndicat a été créé en 2012 et n’a duré
que deux ans, car personne n’a voulu reprendre la présidence. C’était
un poste très médiatisé qui demandait à être « public ». En 2018,
Pénélope Giacardy est arrivée au poste de coordinatrice d’Aspasie et
m’a proposé un petit pourcentage pour donner des cours de français.
Cet emploi m’a amené à être maintenant responsable des actions de
terrain à Aspasie.
CO. Est-ce que tu pourrais préciser en quoi consiste ton travail aà Aspasie ?
EL. Pour expliquer l’organisation : il y a le pôle soutien et accompa‐
gnement, ou à on fait du suivi juridique et meédical. Il y a un poêle
valorisation et expertise, qui concerne principalement le CGR, le
Centre Grisélidis Réal, avec lequel on met en avant des travaux
d’artistes, d’étudiant·es, de travailleur·euses du sexe, des archives, de la
documentation sur le TdS. Le poêle dont je m’occupe, c’est tout ce qui
est travail de terrain. C’est tout ce qui est « aller vers », dans les lieux
ou à les personnes exercent le travail du sexe, que ce soit en salon, en
vitrine, sauna, appartement privé, escorting, dans la rue et sur Internet
aussi. Ce poêle regroupe aussi les formations, les séances d’information
48 et les ateliers communautaires.
https://www.editionsburnaout.fr/publication/livre/VT_a4.pdf
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